07/08/2014

histoire vraie.

Kimberley, peux-tu raconter ce que tu as vécu à ta mort ?
Lorsque je me suis réveillée, j’étais en dehors de mon corps. Surtout, j’éprouvais une incroyable paix. Je n’avais plus la terreur, ni la douleur, ni les tremblements. J’ai tout de suite compris que je mourais.
On m’avait raconté longuement en classe, la sortie du corps. Auprès de moi, j’ai senti la présence d’un guide invisible. Il m’a dit : « Visite les tiens. » J’ai pensé à maman et, tout de suite, j’étais auprès d’elle. Ensuite, j’ai fait une caresse à papa, là où il était, à mon frère, à mes amis. Personne ne me voyait. Moi, je les voyais et, en pensant très fort à eux, j'ai suscité une pensée à Meyryne, ma petite sœur, pour moi.
Tu dis : « je les voyais ». Tu avais donc un corps ? 
Oui, c’était mon corps, intact, sans coupure ni souillure, avec mes bras et des jambes et une impression de légèreté totale. Il m’obéissait, se déplaçant à volonté, comme l’éclair. Au-dessous de moi, j’ai aperçu ma dépouille, comme une église profanée. Il faudra beaucoup prier pour le profanateur. Dites-le à mes amis.
Qui était ce « guide » qui t’accompagnait ?
Mon ange gardien, chargé du salut de mon âme. Ensuite, il m’a demandé si j’étais prête.
Jérôme Bosch, l'entrée dans l'au-delà (tableau du XVIème siècle)
Une porte s’est ouverte au dessus de moi. C’était bien un tunnel, un passage vers l’autre monde, comme le racontent des témoins revenus de la mort. J’étais attirée vers lui car il en sortait une lumière faite d’un sentiment de bonheur. Tout ce qu’on m’avait appris me revenait en mémoire. Je savais maintenant que j’allais voir, de mes yeux, le Sauveur. J’étais émue. Qu’allait-il penser de moi ?
Le Sauveur ?
Oui, mais avant lui, alors que j’avançais dans le tunnel, j’ai vu une dame. Elle semblait avoir mon âge. Son corps est comme fait de couleurs, qui semblent sortir de son âme. J’étais hors de moi. Je n’avais jamais vu rien de si beau. C’était la Vierge Marie. Elle ne m'a pas quitté un instant, jusqu'à la fin de mon jugement dernier.
Ensuite est apparu le Sauveur, sous la forme d’un Être de lumière… et chaque couleur est comme une qualité de son cœur. J’ai été comme aspirée en lui. J’aurais voulu me fondre dans tout cet océan de tendresse.
Mais tu ne pouvais pas aller bien. Ce n’est pas possible ? Tu venais de mourir dans les tortures ?
J’avais tout oublié. Tout est si simple là-haut. Mes souffrances, la vue de Marie et de Jésus les avait guéries, d’un coup.
Et ensuite ?
Ensuite, je me suis vue entouré de milliers de gens. J’en ai reconnu certains. Ma famille déjà décédée était là. J’ai reconnu Julie et Mélissa et de nombreuses jeunes filles martyres. J’étais le centre de toute l’attention. Il ne régnait que de la joie.
Ensuite, Jésus m’a dit : « Regarde ta vie ». Devant moi s’est mis à défiler, comme un film, tous les évènements marquants de mon passé. Je me suis vu naître. J’ai vu le visage jeune de maman penché sur mon berceau, et tous les soins que j’avais reçu d’elle. Quand Jésus me montrait un acte bon venant de moi, il m’en félicitait ; lorsque c’était un gros péché, un acte d’égoïsme, il me le disait, en toute franchise, mais sans jamais me condamner. A la fin de ce film, j’étais bouleversée. Tout était vrai. J’étais désolé pour les fois où je m’étais mal comportée. Je me trouvais indigne de tant d’amour à la vue de ce que j’étais vraiment. C’était une souffrance bien plus douloureuse que ma mort elle-même. Je m’en voulais de tant avoir déçu Dieu. Jésus lui, loin d’être déçu, semblait se réjouir de mes larmes de regret.
Alors est apparu l’Ange de lumière.
L’ange de lumière ? Tu veux dire un autre ange ou un autre Être de lumière ?
Non, c’est tout autre chose. Jésus répandait de la douceur, de l’humilité. Cet ange là répandait une autre lumière avec une grande dignité, de la noblesse. Les chrétiens l’appellent Lucifer.
Lucifer, mais c’est le diable ?
Ce n’est pas comme cela qu’il m’est apparu. Il était beau, vraiment séduisant. Il avait une sorte de corps de lumière, mais une lumière faite de plein de couleurs, sans aucune chaleur. Il s’est mis à parler. « Dieu te propose un monde curieux : chacun se fait serviteur des autres, chacun vit « couché », dans le repentir et la petitesse. Je te propose, si tu m’écoutes, de vivre debout, digne, dans une indépendance totale ».
A ce moment, Jésus était comme effacé. Lucifer a repris le film de ma vie. Mais il l’a lu tout autrement. Il me rappelait les avantages, les plaisirs, que j’avais trouvé dans chacun de mes actes égoïstes. Il m’a montré la liberté que j’obtenais quand je n’écoutais pas les conseils de maman.
J’ai vu l’enfer. C’était un jardin magnifique. Il était rempli d’êtres solitaires et libres. C’était terrible. Tous étaient seuls et agressifs. Ils semblaient brûler de mille passions mauvaises. Je m’y sentais mal. Toute ma vie, j’ai cherché l’amour. Je l’ai souvent fait avec maladresse mais ce n’était pas pour faire le mal.
Je n’arrivais pas à me dégager de Lucifer. Ce qu’il disait était vraiment séduisant pour une partie inavouable de moi. En plus, il disait la vérité. J’avais vraiment agi avec beaucoup d’égoïsme durant ma vie.
J’ai crié vers Jésus. Aussitôt, Lucifer a disparu, comme un livre qu’on roule.
Je pleurais beaucoup. J’ai dis à Jésus. « Je sais maintenant que je ne mérite pas d’aller au Ciel avec toi et Marie. Mais il faut que tu m’y emmènes. Ne m’abandonne pas. »
Tu as eu envi d’aller en enfer ?
Non, ou plutôt oui. Tout mon égoïsme m’attirait vers la liberté de l’enfer. Mais le reste de moi aspirait à rester avec Jésus. Je n’aurais pas pu choisir l’enfer. Ils sont fous, ces gens là. Ils préfèrent tout perdre plutôt que de reconnaître qu’ils ne sont pas des dieux. Mais on n’est pas fait pour vivre sans aimer, surtout quand on a vu Jésus ou Marie. On ne peut pas les décevoir ainsi.
Que s’est-il passé alors ?
Il y a eu un grand silence, quelque chose de solennel. Puis une voix, comme un tonnerre, a dit :
« Kimberley, trésor de diamants et d’or
« parce que tu as reconnu tes péchés,
« parce que tu as su tout de suite que tu ne serais jamais digne,
« parce que tu es petite,
« je vais faire de toi ma reine.
« Veux-tu maintenant partager la gloire de ton Créateur, face à face ?
Le jugement dernier
On t’a dit cela ?
Oui. Comme cela, mais sans mots. C’était comme un océan de bonté et d’admiration qui tombait sur moi. C’était la voix de la Trinité. J’étais toute troublée( Luc, 1, 29). Marie ne m’a jamais lâché la main .
Qu’as-tu répondu ?
« Oui … »
C’est tout ?
Oui.
Donc tu es une sainte?
Pas au sens où tu le penses. Mes amis qui m'ont connu sur terre le savent bien. J'avais pleine de défauts. Je fréquentais avec imprudence certains lieux et certaines personnes. Mais c'est Dieu qui m'a exalté. Je ne sais pas pourquoi. Je crois qu'il m'admire pour autre chose...
Et ensuite ?
Il s’est produit comme un dévoilement, comme « le voile d’un temple qui se déchire, de haut en bas »[1]. Jésus était là. Je voyais toujours son corps de lumière.  Mais j’ai vu soudain sa divinité, face à face. J’ai vu le Père, le Fils et le Saint Esprit dans un jaillissement d’infini et d’éternité. Je ne peux t’en parler. C’est ……

Kimberley, peux-tu raconter ce que tu as vécu à ta mort ?
Lorsque je me suis réveillée, j’étais en dehors de mon corps. Surtout, j’éprouvais une incroyable paix. Je n’avais plus la terreur, ni la douleur, ni les tremblements. J’ai tout de suite compris que je mourais.

On m’avait raconté longuement en classe, la sortie du corps. Auprès de moi, j’ai senti la présence d’un guide invisible. Il m’a dit : « Visite les tiens. » J’ai pensé à maman et, tout de suite, j’étais auprès d’elle. Ensuite, j’ai fait une caresse à papa, là où il était, à mon frère, à mes amis. Personne ne me voyait. Moi, je les voyais et, en pensant très fort à eux, j'ai suscité une pensée à Meyryne, ma petite sœur, pour moi.
Tu dis : « je les voyais ». Tu avais donc un corps ?
Oui, c’était mon corps, intact, sans coupure ni souillure, avec mes bras et des jambes et une impression de légèreté totale. Il m’obéissait, se déplaçant à volonté, comme l’éclair. Au-dessous de moi, j’ai aperçu ma dépouille, comme une église profanée. Il faudra beaucoup prier pour le profanateur. Dites-le à mes amis.
Qui était ce « guide » qui t’accompagnait ?
Mon ange gardien, chargé du salut de mon âme. Ensuite, il m’a demandé si j’étais prête.

Jérôme Bosch, l'entrée dans l'au-delà (tableau du XVIème siècle)

Une porte s’est ouverte au dessus de moi. C’était bien un tunnel, un passage vers l’autre monde, comme le racontent des témoins revenus de la mort. J’étais attirée vers lui car il en sortait une lumière faite d’un sentiment de bonheur. Tout ce qu’on m’avait appris me revenait en mémoire. Je savais maintenant que j’allais voir, de mes yeux, le Sauveur. J’étais émue. Qu’allait-il penser de moi ?
Le Sauveur ?
Oui, mais avant lui, alors que j’avançais dans le tunnel, j’ai vu une dame. Elle semblait avoir mon âge. Son corps est comme fait de couleurs, qui semblent sortir de son âme. J’étais hors de moi. Je n’avais jamais vu rien de si beau. C’était la Vierge Marie. Elle ne m'a pas quitté un instant, jusqu'à la fin de mon jugement dernier.

 

Ensuite est apparu le Sauveur, sous la forme d’un Être de lumière… et chaque couleur est comme une qualité de son cœur. J’ai été comme aspirée en lui. J’aurais voulu me fondre dans tout cet océan de tendresse.
Mais tu ne pouvais pas aller bien. Ce n’est pas possible ? Tu venais de mourir dans les tortures ?
J’avais tout oublié. Tout est si simple là-haut. Mes souffrances, la vue de Marie et de Jésus les avait guéries, d’un coup.
Et ensuite ?
Ensuite, je me suis vue entouré de milliers de gens. J’en ai reconnu certains. Ma famille déjà décédée était là. J’ai reconnu Julie et Mélissa et de nombreuses jeunes filles martyres. J’étais le centre de toute l’attention. Il ne régnait que de la joie.
Ensuite, Jésus m’a dit : « Regarde ta vie ». Devant moi s’est mis à défiler, comme un film, tous les évènements marquants de mon passé. Je me suis vu naître. J’ai vu le visage jeune de maman penché sur mon berceau, et tous les soins que j’avais reçu d’elle. Quand Jésus me montrait un acte bon venant de moi, il m’en félicitait ; lorsque c’était un gros péché, un acte d’égoïsme, il me le disait, en toute franchise, mais sans jamais me condamner. A la fin de ce film, j’étais bouleversée. Tout était vrai. J’étais désolé pour les fois où je m’étais mal comportée. Je me trouvais indigne de tant d’amour à la vue de ce que j’étais vraiment. C’était une souffrance bien plus douloureuse que ma mort elle-même. Je m’en voulais de tant avoir déçu Dieu. Jésus lui, loin d’être déçu, semblait se réjouir de mes larmes de regret.
Alors est apparu l’Ange de lumière.
L’ange de lumière ? Tu veux dire un autre ange ou un autre Être de lumière ?
Non, c’est tout autre chose. Jésus répandait de la douceur, de l’humilité. Cet ange là répandait une autre lumière avec une grande dignité, de la noblesse. Les chrétiens l’appellent Lucifer.
Lucifer, mais c’est le diable ?
Ce n’est pas comme cela qu’il m’est apparu. Il était beau, vraiment séduisant. Il avait une sorte de corps de lumière, mais une lumière faite de plein de couleurs, sans aucune chaleur. Il s’est mis à parler. « Dieu te propose un monde curieux : chacun se fait serviteur des autres, chacun vit « couché », dans le repentir et la petitesse. Je te propose, si tu m’écoutes, de vivre debout, digne, dans une indépendance totale ».
A ce moment, Jésus était comme effacé. Lucifer a repris le film de ma vie. Mais il l’a lu tout autrement. Il me rappelait les avantages, les plaisirs, que j’avais trouvé dans chacun de mes actes égoïstes. Il m’a montré la liberté que j’obtenais quand je n’écoutais pas les conseils de maman.
J’ai vu l’enfer. C’était un jardin magnifique. Il était rempli d’êtres solitaires et libres. C’était terrible. Tous étaient seuls et agressifs. Ils semblaient brûler de mille passions mauvaises. Je m’y sentais mal. Toute ma vie, j’ai cherché l’amour. Je l’ai souvent fait avec maladresse mais ce n’était pas pour faire le mal.
Je n’arrivais pas à me dégager de Lucifer. Ce qu’il disait était vraiment séduisant pour une partie inavouable de moi. En plus, il disait la vérité. J’avais vraiment agi avec beaucoup d’égoïsme durant ma vie.
J’ai crié vers Jésus. Aussitôt, Lucifer a disparu, comme un livre qu’on roule.
Je pleurais beaucoup. J’ai dis à Jésus. « Je sais maintenant que je ne mérite pas d’aller au Ciel avec toi et Marie. Mais il faut que tu m’y emmènes. Ne m’abandonne pas. »
Tu as eu envi d’aller en enfer ?
Non, ou plutôt oui. Tout mon égoïsme m’attirait vers la liberté de l’enfer. Mais le reste de moi aspirait à rester avec Jésus. Je n’aurais pas pu choisir l’enfer. Ils sont fous, ces gens là. Ils préfèrent tout perdre plutôt que de reconnaître qu’ils ne sont pas des dieux. Mais on n’est pas fait pour vivre sans aimer, surtout quand on a vu Jésus ou Marie. On ne peut pas les décevoir ainsi.
Que s’est-il passé alors ?
Il y a eu un grand silence, quelque chose de solennel. Puis une voix, comme un tonnerre, a dit :

« Kimberley, trésor de diamants et d’or
« parce que tu as reconnu tes péchés,
« parce que tu as su tout de suite que tu ne serais jamais digne,
« parce que tu es petite,
« je vais faire de toi ma reine.
« Veux-tu maintenant partager la gloire de ton Créateur, face à face ?


Le jugement dernier
On t’a dit cela ?
Oui. Comme cela, mais sans mots. C’était comme un océan de bonté et d’admiration qui tombait sur moi. C’était la voix de la Trinité. J’étais toute troublée( Luc, 1, 29). Marie ne m’a jamais lâché la main .
Qu’as-tu répondu ?
« Oui … »
C’est tout ?
Oui.
Donc tu es une sainte?
Pas au sens où tu le penses. Mes amis qui m'ont connu sur terre le savent bien. J'avais pleine de défauts. Je fréquentais avec imprudence certains lieux et certaines personnes. Mais c'est Dieu qui m'a exalté. Je ne sais pas pourquoi. Je crois qu'il m'admire pour autre chose...
Et ensuite ?
Il s’est produit comme un dévoilement, comme « le voile d’un temple qui se déchire, de haut en bas »[1]. Jésus était là. Je voyais toujours son corps de lumière. Mais j’ai vu soudain sa divinité, face à face. J’ai vu le Père, le Fils et le Saint Esprit dans un jaillissement d’infini et d’éternité. Je ne peux t’en parler.

 

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